Heures Musicales de l'Abbaye de Lessay

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Maintien du festival les heures Musicales de l’Abbaye de Lessay

Charles Brossillon, en charge de la coordination artistique @Lessay2020 nous parle ce matin du maintien du festival et de la programmation sur France Bleu Cotentin, dans l’émission Côté Culture, comptez-sur nous ! 

On a hâte de vous retrouver du 17 juillet au 14 août !
www.heuresmusicalesdelessay.com
 
Pour le réécouter, c’est ici
http://rf.proxycast.org/6f65fd12-5f81-4826-9f87-24228fdd316e/21076-03.06.2020-ITEMA_22352941-0-1779455909.mp3

« La confiance sera le facteur déterminant »

Olivier Mantei

Directeur du théâtre national de l’Opéra-Comique, copropriétaire du théâtre des Bouffes du Nord et président des Heures musicales de l’abbaye de Lessay (Manche)

Autant de lieux, autant de cas particuliers, explique Olivier Mantei, qui détaille quelques enjeux de leur réouverture au public.

Quelles sont les conditions nécessaires à la réouverture des salles de spectacle ?

Olivier Mantei : La réouverture ne sera possible que sur la base d’une confiance partagée entre les organisateurs, les artistes et le public. C’est là le facteur essentiel. Cette confiance repose sur deux fondements : la garantie de la sécurité sanitaire de tous et l’envie, le plaisir de produire, donner et recevoir un spectacle. Cela dit, il n’y a que des cas particuliers, selon les salles, leur taille, leur volume, leur jauge, leur programmation, leur structure financière. Pour certaines, la réouverture sera relativement facile, pour d’autres, impossible, à moins d’inventer autre chose.

Le facteur financier est déterminant.

O. M. : Oui, et la crise souligne et creuse les inégalités entre les structures. Pour schématiser, il y a celles qui bénéficient de subventions supérieures à 50 % de leur budget et les autres. Les premières voient leurs frais fixes supportés par les subventions et pourront ainsi rouvrir à jauge réduite sans entamer trop lourdement leurs ressources. Les secondes, comme les Bouffes du Nord, payent les frais fixes sur leurs ressources propres dont la billetterie. À la rentrée, nous devions y reprendre Contes et légendes de Joël Pommerat, un spectacle à gros effectif artistique impossible à supporter financièrement si la salle n’est pas pleine. Il est inconcevable de proposer cette production « au rabais », donc nous serons sans doute amenés à programmer une autre pièce du même auteur impliquant une plus petite équipe, moins coûteuse en termes de frais artistiques.

Comment parvenez-vous à maintenir le festival de Lessay à partir du 17 juillet ?

O. M. : Avec quelques modifications de programme pour limiter à 30 le nombre d’artistes par concert, une jauge réduite de moitié et la suppression des entractes. Ainsi nous respecterons les mesures sanitaires sans diminuer la qualité, je dirais même au contraire : dans cette vaste abbaye, écouter de la musique à bonne distance les uns des autres, dans une ambiance recueillie, avec des musiciens « spacialisés », est un luxe que nous pouvons nous permettre. Bien que les ressources propres s’élèvent à 65-70 % du budget, elles proviennent en bonne part de mécènes qui maintiennent leur soutien tandis que nos frais de fonctionnement sont minimes.

Il en va tout différemment à l’Opéra-Comique…

O. M. : Où nous reportons à 2023 notre spectacle de rentrée, Carmen de Bizet, qui cumulait tous les facteurs actuellement pénalisants : un orchestre venu de Shanghaï dans la fosse, des chanteurs internationaux, une maîtrise et des chœurs sur scène, des décors fabriqués à Zurich, notre coproducteur… Inenvisageable sans remplir la salle à 90 % ! Nous allons essayer de remplacer par Le Bourgeois Gentilhomme qui fait appel à un plus petit effectif et peut se jouer devant 600 à 700 personnes. Salle Favart, c’est une bonne jauge pour que l’alchimie opère et que le fluide passe entre artistes et spectateurs. Si les conditions sanitaires ne le permettent pas, nous proposerons alors autre chose : une inversion des places avec public (60 personnes environ) sur la scène et artistes dans la salle, dans un spectacle de type cabaret. Mais, pour un grand théâtre lyrique avec 8 millions d’euros de frais de fonctionnement comme l’Opéra-Comique, on peut faire cela exceptionnellement, sûrement pas toute une saison.

Comment évaluez-vous la psychologie du public et son désir de revenir dans les salles ?

O. M. : Je reviens à la confiance émanant de spectateurs rassurés et désireux de voir des artistes « vivants ». Pour autant, les situations ne sont pas homogènes. Nous savons que la musique classique attire plutôt des personnes d’un certain âge, légitimement sensibles à leur sécurité. Sur le plan économique, certains éprouveront des difficultés tandis que d’autres n’ont pas été entamés par la crise, auront même limité leurs dépenses et pourront payer cher leurs places. Nous allons tenir compte de cette large palette. Quant à l’accueil du public, le défi est de proposer un protocole sûr mais simple. Il ne faut surtout pas soumettre le spectateur à un fastidieux parcours d’obstacles !

  • Recueilli par Emmanuelle Giuliani,

 

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Les salles de spectacle à la recherche de l’alchimie perdue

Il y a six mois, Stanislas Nordey jouait Claudel à Hangzhou, dans l’est de la Chine. Vingt personnes dans une salle qui en compte 1 200. Des étudiantes dans une cathédrale vide. Mauvais souvenir ? « Non, un moment émotionnel très fort. » A ses débuts, celui qui est aussi directeur du Théâtre national de Strasbourg (TNS) a joué Marivaux devant deux personnes, Pasolini devant vingt-quatre spectateurs. En 2013, il a vu le public d’Avignon fuir son spectacle à cause de la pluie. Il s’est produit devant des salles clairsemées après les attentats de 2015. Il a vu beaucoup de choses, sauf des pièces sous virus. Alors il est curieux de voir ce qui se passera en septembre, entre les spectateurs dans la salle et les comédiens sur le plateau.

Les salles de spectacle, de 300 comme de 30 000 places, dans le théâtre, la musique ou la danse, sont des boîtes noires qui tutoient la fourmilière. Leur viabilité en dépend. Or un décret publié le 1er juin leur permet de rouvrir à condition de laisser vide un siège sur deux, avec masque obligatoire et interdiction des concerts debout. La majorité des lieux et des producteurs qui les alimentent sont catégoriques : à moins d’aimer perdre de l’argent, ce modèle est impossible.

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Drôle d’ambiance. Tandis que la France déconfine, le monde du spectacle ne se voit pas repartir au front tant le brouillard est épais. Des productions modestes auront lieu en juin ou durant l’été mais l’enjeu, c’est septembre. Et là, si le virus n’a pas disparu, tout dépendra pour les salles et les spectacles de leur modèle économique. On a beau être dans l’art, tout part de là. « Moins on dépend de la recette et du succès, plus on peut tenir. Plus on dépend des tickets, moins on peut rouvrir », résume Laurent Bayle, le président de la Philharmonie de Paris.

Tandis que la France déconfine, le monde du spectacle ne se voit pas repartir au front tant le brouillard est épais

La fracture est d’abord entre le secteur privé et le public. Le premier repose sur la billetterie, qui doit couvrir le coût du spectacle ; le second repose sur une subvention qui permet de créer, même avec peu de spectateurs. En conséquence, le privé est à l’arrêt et ne se voit pas revenir en septembre avec le virus alors que le secteur public, lui, reprend déjà doucement. « Le discours ambiant est qu’il faut rouvrir, explique Olivier Poubelle, qui dirige La Maroquinerie, une salle parisienne privée rock et hip-hop. Mais pour nous, c’est impossible. » Les théâtres et salles de musique privés disent en effet perdre de l’argent en dessous de 70 % ou 80 % de remplissage. Du reste, de grosses affiches s’annulent les unes après les autres jusqu’à la fin de l’année, comme The Weeknd, Andrea Bocelli, Céline Dion, Iron Maiden, Paul McCartney, Rammstein…

En revanche, des signes de reprise pointent dans les lieux subventionnés : des concerts sans public à la Philharmonie, des choristes de l’Opéra du Rhin, à Strasbourg, qui répètent séparés par des portants. Cela ne fait pas modèle, mais c’est un début. C’est parce que le Théâtre de Strasbourg est financé à 75 % par l’Etat que Stanislas Nordey peut répéter depuis le 2 juin une pièce qui ne sera présentée que dans neuf mois. Les contacts entre comédiens sont évités, les costumes modifiés pour qu’ils s’habillent eux-mêmes. « L’essentiel est que le théâtre vive, alors je répète une pièce puis la mets au frigo en attendant des jours meilleurs, concède Stanislas Nordey, qui s’interroge tout de même : en dessous de 50 % de public, toute réouverture sera dégradée, pour les spectateurs comme pour les comédiens. »

Conserver les « créations maison »

Le Théâtre national de Bretagne vit lui aussi des aides publiques, mais à 40 % seulement. Alors son directeur Arthur Nauzyciel s’apprête à faire un choix douloureux parmi les 70 spectacles prévus de septembre à juin 2021 : il conservera les vingt « créations maison » pour faire travailler les équipes et annulera les pièces « chères qui ne rapportent pas assez ».

C’est un autre dilemme à la Comédie-Française où les 24,5 millions d’euros de subvention de l’Etat ne « couvrent » pas les 29 millions de dépenses. Pour tenir, il faut jouer « mais devant une salle pleine », explique l’administrateur Eric Ruf, qui a déjà suspendu des créations et des reprises chères.

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La situation est encore plus périlleuse pour l’Opéra de Paris, qui, s’il reçoit 95 millions de l’Etat, est autofinancé à 60 %. Contrairement à de nombreuses autres maisons, il a intérêt à beaucoup jouer, grâce à sa grande salle de Bastille (2 750 places) et des tickets chers. « Mais si je rouvre Bastille sans être plein, le gain devient gouffre », explique son directeur Stéphane Lissner. Et puis si le virus rebondit, il devra gérer les annulations parmi les 32 spectacles à l’affiche d’octobre à juin, d’autant que plus de la moitié des chanteurs et chefs invités sont étrangers. Les dédommager ? « On verra ! »

Cette question inquiète la Philharmonie dont 75 % des quelque 600 spectacles prévus jusqu’à juin 2021 perdront de l’argent si la jauge tombe de 2 400 à 600 places. « Si j’annule l’orchestre de Berlin et programme à la place une autre formation moins chère, Berlin peut me demander des comptes. La force majeure ne joue plus puisque l’activité aura repris. »

Pour s’éviter des cauchemars, Aurélien Binder est offensif. Ce dernier dirige 35 salles privées, dont 13 Zéniths, au sein du groupe Fimalac. Avec le Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de la variété, qui réunit des salles de concerts, festivals et producteurs privés, il propose durant l’été de protéger le public – gel, masques, prise de température, étalement des entrées et des sorties – et de tester des réouvertures progressives par jauge, d’abord de 500 places, puis de plus en plus. Reste à savoir si l’Etat acceptera ce protocole.

Concert debout proscrit

Et si, le public suivra. Un sondage italien récent répond que non. « Le public a toujours raison », tranche Olivier Darbois, producteur et président du Prodiss. Les salles rock et rap vivent un paradoxe : d’un côté, comme le pense Cyrille Bonin, directeur du Transbordeur, à Villeurbanne, « notre public des 18-30 ans n’aura pas peur » mais, de l’autre, le concert debout est pour l’instant proscrit. Si, aux jours meilleurs, il est autorisé mais avec 4 m2 pour chaque spectateur, Olivier Poubelle parle de « gag ». Comment freiner les ardeurs sur la scène et dans la salle ? « C’est une négation de ma culture mais j’y réfléchis », répond Cyrille Bonin. Une négation aussi pour les salles à l’italienne, conçues à l’étroit pour souder le public et la scène, explique Bertrand Thamin, qui préside le Syndicat des théâtres privés.

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La scène pose un autre problème avec des acteurs non masqués face à une salle qui le serait. Bertrand Thamin l’envisage. Eric Ruf non. Ce dernier estime que « les spectateurs et les acteurs doivent avoir le même statut. » Prenant le pouls des comédiens chaque semaine alors qu’avant le virus il le faisait tous les deux mois, il constate qu’ils veulent rejouer. « Mais ils savent que je ne les vois pas comme des guerriers. » Stéphane Lissner non plus ne se voit pas mettre 100 musiciens soudés dans la fosse. « Les patrons de salles et producteurs auront une grosse responsabilité », commente Nicolas Dupeux, qui dirige l’AccorHotels Arena, à Paris.

Les masques pourraient aussi plomber l’ambiance. « Un concert, c’est comme une partie de tennis entre la salle et le plateau. Pour qu’il soit beau, il faut deux joueurs solides », explique Olivier Darbois. Aussi Stéphane Lissner a-t-il trouvé navrante une vidéo de la basse autrichienne Günther Groissböck, qui, à Wiesbaden, a chanté face à une salle clairsemée« Si on veut ça… Que les musiciens, choristes et danseurs retrouvent d’abord leurs repères collectifs, ce sera long. »

Olivier Poubelle, gérant de la salle de concert la Maroquinerie à Paris : « le danger est que les choix esthétiques soient surtout dictés par l’économie »

Arthur Nauzyciel pense au contraire qu’on peut jouer devant un tiers de salle masquée : « On s’engagera pour ceux qui auront la volonté de venir. Ce sera très fort entre eux et nous. » Il va plus loin : « Les gens ne vont pas au théâtre public juste pour se divertir mais pour trouver du sens. » Ce dernier commence à répéter fin juin la pièce Mes Frères, de Pascal Rambert, prévue en septembre au théâtre de La Colline, à Paris. Il imposera 2 m entre les acteurs assis à la table de travail. La suite sera plus complexe. « Dans mes pièces, les comédiens se touchent peu, mais là, ils doivent se battre… » Son inquiétude, surtout, est qu’il considère la répétition comme un temps de liberté, où on tente et on se trompe. « Je vois bien que tout sera plus lent et limité. »

Tous s’accordent sur un point : ne pas rouvrir avec des spectacles au rabais mais en trouver qui soient « corona compatibles », dit Olivier Mantei à la tête de l’Opéra-Comique et copropriétaire des Bouffes du Nord. A l’Opéra de Paris, il sera possible de présenter des ballets et concerts en petite formation à la salle Garnier. En revanche, pour Bastille, le répertoire est si contraint, affirme Stéphane Lissner, qu’il ne voit pas rouvrir « tant qu’il y aura un risque ». D’où sa proposition pour le moins radicale à l’Etat : fermer Bastille de juin à décembre pour y faire des travaux qui auraient dû être menés plus tard.

Le théâtre privé proposera beaucoup de reprises à la rentrée, dont les comédiens, costumes et décors sont prêts. Pour les nouveautés, trop coûteuses et risquées, il faudra attendre 2021, dit Bertrand Thamin. Sébastien Azzopardi se débat néanmoins pour créer, entre octobre et décembre, son nouveau spectacle, L’Embarras du choix, à la Gaîté Montparnasse. Il revoit les budgets à la baisse – décor, effets vidéo, contrats des comédiens. Pas simple, d’autant que la pièce ne favorise pas la distanciation : « Je donne sept fois la parole au public pour qu’il choisisse la suite de l’histoire. »

« Slow spectacles »

Cyrille Bonin, qui a fait une croix à la rentrée sur les grosses tournées rock dans son Transbordeur, prépare une quinzaine de concerts axés sur la scène lyonnaise. « Ce sera du circuit court ! Ces spectacles me coûtent 3 500 euros au lieu de 15 000 euros, adaptés à un public restreint. Mais ce modèle n’est pas viable à long terme, il me faut des têtes d’affiche. »

Ainsi, beaucoup voient se multiplier à l’avenir des slow spectacles : plus intimes, légers, moins chers, peu d’artistes sur scène, vivant en France pour éviter les avions. « Une musique plus douce », explique Cyrille Bonin. « Si c’est ça, arrêtons le spectacle », s’indigne Olivier Darbois. Comme le dit Olivier Poubelle, « le danger est que les choix esthétiques soient surtout dictés par l’économie ».

Selon Laurent Bayle, les orchestres à cent musiciens ne tiennent plus sur le plateau et perdront en qualité si les instruments à vent, les plus risqués, sont trop espacés. « Une part du répertoire devient impossible à jouer. » Ce n’est pas un hasard, il est contacté en ce moment par des petites formations musicales qui sont viables devant 400 personnes dans une salle de 2 400 fauteuils. « C’est une option pour l’avenir, mais pas un modèle. »

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Stéphane Lissner est persuadé que l’Opéra de Paris et d’autres verront leurs productions à la baisse. Jusqu’à un certain point. « Etre plus modeste oui, tout changer, non. » Programmer plus de chanteurs français ? « Mon critère, c’est la qualité. Un Français, aujourd’hui, ne peut chanter Othello. Mais je vois en effet monter un repli sur soi. » Attention, prévient-il : « Vous vendez beaucoup moins de billets à 200 euros avec une “deuxième distribution” qu’avec Anna Netrebko ou Jonas Kaufmann. »

Bertrand Thamin craint de voir se multiplier au théâtre les one-man-show et duos sans décor ni costumes, un phénomène déjà en vogue, « alors que le théâtre est beau quand il y a dix ou vingt personnes sur scène ». Cette tendance, ajoute Frédéric Azzopardi, rejoint un modèle qu’il a constaté au Festival off d’Avignon : des spectacles très peu chers pour des petites salles de 100 à 400 places. Même dans le théâtre public, Arthur Nauzyciel sent monter un phénomène qu’il déplore. « Quand on veut raconter le monde, il faut du monde sur le plateau. »

Le théâtre privé proposera beaucoup de reprises à la rentrée, dont les comédiens, costumes et décors sont prêts

Olivier Mantei s’inquiète pour les spectacles qui reposent sur le rire et voit un avenir à ceux qui bannissent les interactions entre le plateau et la salle. Denis Podalydès dans L’Avare, qui marche sur les accoudoirs de la Comédie-Française pour postillonner au milieu du public, ce n’est pas de l’époque. Ni les acteurs qui s’embrassent dans La Nuit des rois, mis en scène par Thomas Ostermeier, ou Le malade imaginaire qui toussote devant la bouche de sa femme, ajoute Eric Ruf.

Des spectacles avec moins de « contact », plus de vidéos ou de micro-cravate n’effraient pas Stanislas Nordey : « Mon esthétique est frontale – le comédien face à la salle, coupé de ses partenaires. A ce jeu-là, Sophocle a sa chance. » Ce qui donne des idées à Eric Ruf, porté par le riche répertoire de la Comédie-Française : « Dans un passé lointain, on jouait 90 pièces par saison avec le moins de mise en scène possible et seulement deux décors, un pour la comédie, l’autre pour la tragédie. Les comédiens regardaient la salle sans se rouler par terre ou se courir derrière. C’est une piste en cas de virus tenace. Une bonne partie du répertoire français, de Racine à Corneille, se prête à des scènes statiques. »

Reste la leçon de ce tango complexe entre salle et scène : les lieux subventionnés sont mieux armés pour tenir. Sauf qu’en échange, l’Etat leur demandera sans doute d’agir pour mieux diversifier leurs spectateurs. Cette éventualité agace, par exemple, Stanislas Nordey. « Nous travaillons tous en ce sens, mais selon moi, le théâtre public est comme le cinéma art et essai : on ne fera jamais venir toute la société. »

Olivier Mantei, de l’Opéra-Comique, en quête de la bonne équation

Pour Olivier Mantei, directeur de l’Opéra-Comique, à Paris, le spectacle adéquat de septembre doit être économiquement viable, tout en mettant le public « en joie ». Il a annulé la venue d’un orchestre chinois pour Carmen – trop risqué. A la place, il pense à une reprise d’un Bourgeois gentilhomme qui nécessite peu de musiciens mais dont le succès repose sur « l’énergie entre la salle et le plateau ». Fragile, si le public ne peut être massif.

Il a une autre option, qu’il juge un peu « amorale » : inverser le plateau et la salle. Mettre 80 spectateurs sur la scène, ce qui serait plus magique que s’ils étaient perdus parmi les fauteuils, et des choristes partout dans la salle. « Ce format cabaret est bien pour rouvrir mais ne fait pas modèle… »

Olivier Mantei dirige aussi le festival de musique baroque Les Heures musicales, qui pourra ouvrir le 17 juillet à l’abbaye de Lessay (Manche). Avec 24 choristes au lieu de 32, éclatés dans l’abbaye, et 200 spectateurs au lieu de 500. Moins de recettes et moins de coûts. « Je ne brade pas, je profite que l’abbaye fasse caisse de résonance afin de créer d’autres émotions sonores et visuelles. »

 

Par Michel Guerrin

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Manche. Les Heures musicales de Lessay maintenues mais en comité restreint

Les organisateurs du festival de musique classique ont conservé les dates initiales de leurs concerts, du 17 juillet au 14 août. La jauge de spectateurs sera en revanche réduite.

Le festival des Heures musicales de Lessay a dû réduire sa jauge de spectateurs pour espérer être maintenu à ses dates initiales, en juillet et août.Le festival des Heures musiclaes de Lessay a dû réduire sa jauge de spectactateurs pour espérer être maintenu à ses dates initiales, en juillet et août; | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Finalement maintenu dans l’abbatiale de Lessay du 17 juillet au 14 août, le 27e festival des Heures musicales ne pourra en revanche accueillir qu’une jauge réduite de spectateurs, en raison des restrictions sanitaires.

Les organisateurs ont détaillé dans un communiqué, vendredi 12 juin, que 270 personnes, contre 500 habituellement, seront admises dans l’abbatiale lors des neuf concerts estivaux. Christophe Rousset et les Talens lyriques seront les premiers à monter sur scène, le 17 juillet.

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Olivier Mantei : « Laisser chaque maison assumer la responsabilité des conditions de réouverture »

Olivier Mantei : « Laisser chaque maison assumer la responsabilité des conditions de réouverture

 


Olivier Mantei, Directeur de l’Opéra Comique, co-actionnaire des Bouffes du Nord et Président du Festival des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay fait le point sur sa gestion de la crise du Covid-19 et dévoile ses préconisations pour la reprise.

Olivier Mantei, quelle a été votre politique en termes de rémunération des artistes pour les spectacles annulés ?

L’objectif est d’être le plus équitable possible en fixant des paramètres : j’en ai trois. Le premier est le travail réalisé : certaines productions ont commencé leurs répétitions, c’est le cas de Macbeth Underworldet du Voyage dans la luneLe second critère est une éventuelle reprogrammation du projet, et le délai dans lequel le report peut avoir lieu : certains spectacles, plus petits, ont pu être décalés la saison prochaine, alors que d’autres le sont dans deux saisons. Le troisième facteur est le niveau de rémunération : l’idée est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Les salaires les plus bas ont donc été couverts complètement. Les salaires moyens sont indemnisés à 50% et les plus gros salaires à 25% (sachant que le « top fee » à l’Opéra Comique pour les solistes est de 10.000 euros par représentation). Ces trois critères me paraissent équitables, ils nous permettent d’avoir une ligne et de protéger tout le monde. Nous les avons établis à un moment où nous pensions pouvoir bénéficier du chômage partiel, ce qui n’est finalement pas le cas. Nous les avons maintenus malgré tout. Nous avons aussi veillé à payer les indemnités sous forme de salaires et non de dédits pour ceux des artistes qui ont besoin d’heures. Les charges associées ont donc un coût supplémentaire.

Pourquoi n’avez-vous pas pu bénéficier du dispositif de chômage partiel ?

Malheureusement, l’Opéra Comique ne peut pas en bénéficier en tant qu’Etablissement public, ce qui est une mesure surprenante et inégalitaire vis-à-vis d’autres structures subventionnées. Tout établissement subventionné à plus de 50% aurait dû être logé à la même enseigne et ne pas avoir droit au chômage partiel pour ses permanents -quel que soit son statut- mais en bénéficier en revanche pour ses emplois à durée déterminée liés aux productions.

Cela a-t-il creusé un déficit ?

Oui, mais ce déficit reste pour l’instant gérable. Ce n’est pas le cas de structures dont la part des ressources propres est beaucoup plus élevée. Les ressources propres de l’Opéra Comique sont d’environ 40% : cet équilibre permet d’assurer une forme de sécurité. A ce stade, le déficit est d’environ 500.000 €, ce qui reste sous contrôle à l’échelle d’un budget de 20 millions. A l’inverse, les subventions du Théâtre des Bouffes du Nord ne s’élèvent qu’à 15%. C’est quasiment un théâtre privé qui fonctionne avec des missions de service public. Les ressources propres couvrent donc les salaires des permanents. C’est l’activité de tournées internationales qui finance le théâtre. Or, cette activité s’est arrêtée bien avant le confinement. L’impact a été immédiat. Aux Bouffes, le déficit est déjà de l’ordre de 800 K€ à l’échelle d’un budget de 4 à 5 M€ : c’est beaucoup plus grave. C’est la part de subvention publique qui détermine les difficultés que le lieu doit affronter, et non sa nature ni son statut.

Olivier Mantei (© Irène de Rosen)

Réné Massis propose de revoir la manière dont les contrats sont rédigés pour sortir de la rémunération à la représentation. Qu’en pensez-vous ?

Nous identifions déjà des temps de répétition dans la rémunération. Mais l’idée d’une harmonisation, dès lors qu’elle est cohérente, est toujours positive : cela permet à chacun d’avoir les idées claires.

Il propose également de revenir à un fonctionnement en troupe. Vous avez vous-même mis en place une troupe virtuelle : que pensez-vous de cette proposition ?

J’aime bien l’idée de troupe. Nous avons une génération de chanteurs français particulièrement douée pour le chant mais aussi pour la scène. Le niveau théâtral des chanteurs français est incroyablement élevé. Nous avons toujours eu de très bons chanteurs, mais aujourd’hui ils sont plus nombreux. C’est une richesse qu’il faut mobiliser dans tous les répertoires, le plus régulièrement possible. Je trouve cependant ambitieux de restituer le fonctionnement permanent d’une troupe. Malheureusement, l’économie actuelle ne va pas dans ce sens-là. Il faudrait assumer une activité beaucoup plus dense et revenir à du théâtre de répertoire. Il n’est pas dans l’air du temps d’augmenter significativement les coûts d’une institution.

Par ailleurs, je ne suis pas certain que les chanteurs le souhaiteraient réellement, même s’ils ont un esprit de troupe. Les chanteurs français rêvent de voyager, de travailler dans d’autres maisons, de liberté. Or, la troupe est une astreinte à résidence. Cela impliquerait d’enchaîner les productions dans une même maison avec moins de liberté et de diversité. La permanence n’est pas seulement un statut social. Peut-être que ce désir de fonctionnement en troupe vient de la crise que nous traversons et de la crainte d’un repli sur soi et de la fermeture des frontières…

Sur quels principes fonctionne votre troupe virtuelle ?

Sur le principe de la fidélité non-exclusive, en impliquant les artistes régulièrement sur des petites et grandes formes, ciblées sur un répertoire spécifique qui est le nôtre. Il y a aussi, quand c’est possible, une notion de forfaitisation de la prestation des chanteurs engagés sur plusieurs projets dans l’année. Cette position n’est pas toujours facile à tenir : il nous faudrait une activité plus dense et des chanteurs plus disponibles. Mais j’ai le sentiment que nous avons une famille de chanteurs identifiés à la Salle Favart. C’est une troupe non permanente.

Comment voyez-vous l’éventualité d’une reprise ?

Je souhaite ouvrir dès que possible.”

Je souhaite ouvrir dès que possible. Nous allons encore subir des annulations liées à des raisons logistiques de transport et d’engagements internationaux. Il va falloir s’adapter et être réactifs, même si la réactivité n’est pas la première qualité de l’opéra. Nous aurons une vision plus précise à compter du 2 juin, lorsque nous aurons mesuré l’impact du déconfinement. Soit vous avez un vent d’optimisme qui souffle, et va alors s’installer l’idée que le virus est maîtrisé, au moins temporairement, et nous pourrons alors ouvrir de plus en plus les salles, soit les indicateurs ne sont pas bons et ce sera plus compliqué. Je suis président du Festival de Lessay : la programmation est prête. Nous avons tout prévu pour pouvoir jouer : la jauge réduite, les mesures barrière, la réduction du programme, la réduction des effectifs, la spatialisation des artistes. Dans une abbaye, tout est plus simple et plus naturel car on y rêve d’être seul avec les artistes. Le vide est un luxe. Mais nous avons pu trouver un équilibre financier. Il ne manque que les autorisations.

Quels sont les scénarios envisageables ?

Si on n’ouvre pas en septembre, pourquoi en octobre ou en novembre ?”

Il y a quatre cas de figure. D’abord le cas optimiste qui consisterait à tout ouvrir avec les jauges d’origine. Dans ce cas, l’enjeu sera de recréer le désir : il faut que le public vienne toujours malgré les contraintes qui demeurent. Les mesures barrières peuvent créer aussi des barrières psychologiques. A l’inverse, il y a le scénario catastrophe où tout reste fermé. La troisième option serait une ouverture par défaut, qui reposerait sur la conviction qu’il faut recréer un lien physique avec le public et que l’univers virtuel et numérique a ses limites. Dans ce cas, le spectacle vivant doit reprendre ses droits. Il faut alors inventer de nouveaux spectacles qui permettent d’être joués à jauge restreinte, avec de plus petites formes. On pourrait par exemple inverser salle et scène : installer un public restreint sur la scène dans un espace qui donnera l’impression d’être plein avec les artistes qui jouent dans la salle. 60 personnes sur le plateau de l’Opéra Comique c’est magique. 250 personnes dans la salle c’est déprimant. Cette solution marche un mois, et ne justifie pas bien sûr 8 M€ de frais de fonctionnement. Or, si on n’ouvre pas en septembre, pourquoi ouvririons-nous en octobre ou en novembre ? Il y a donc un quatrième scénario utopiste dans lequel on garde la programmation prévue mais on joue avec des tiers ou des quarts de jauges. C’est irréaliste d’un point de vue économique, bien sûr : on ne peut pas construire une programmation en se basant sur une hypothèse de remplissage de 90% et faire comme si cela ne changeait rien de passer à 25%. Mais il y a également des conséquences artistiques : si certains lieux et certains spectacles sont favorables aux jauges contenues, pour d’autres la dynamique, l’énergie tient dans la relation au public et dans sa densité.

Vous semble-t-il possible de jouer sans entracte ?

Il n’y a que des cas particuliers. Il y a un principe de réalité qui fait que les préconisations peuvent s’appliquer dans certains lieux mais être totalement impraticables dans d’autres. La question est ce que l’on est en mesure de proposer techniquement et artistiquement pour créer un lien de confiance et de sécurité. Par exemple, pour le Festival de Lessay, j’ai revu la programmation pour que tout soit sans entracte. Mais un opéra de trois heures ne peut pas se jouer sans entracte. Les spectateurs sortiraient de toute façon de manière inopinée, mettant en péril les mesures barrières que nous aurions mises en place.

Qu’attendez-vous des annonces du gouvernement début juin ?

pas plus de risques que ceux qu’ils prennent ailleurs au quotidien”

Quoi qu’il arrive, si un foyer de contamination se produit dans son théâtre, le seul responsable sera le Directeur, quelles que soient les mesures autorisées par le gouvernement. Partant de là, le mieux serait de laisser les directeurs de chaque maison assumer pleinement la responsabilité des conditions de réouverture. Il faut mettre en place un cadre général, et chaque lieu en fonction de la nature de ses spectacles, de son lieu, de ses espaces, doit pouvoir décider de la manière dont il les applique. Si le déconfinement se passe bien, nous ferons en sorte que les spectateurs et les artistes ne prennent pas plus de risques que ceux qu’ils prennent ailleurs au quotidien. Il s’agit de mettre le spectateur et l’artiste en confiance sur l’absence de danger. Si le virus est actif, le public n’aura de toute façon pas envie de venir. La crainte persistera quelles que soient les mesures que nous mettrons en place. On rentre tellement dans le détail des prescriptions qu’on en oublie un principe évident qui va nous guider le moment venu, qui est celui de la confiance mutuelle et la sécurité que ressentiront le public, les artistes et les organisateurs. C’est un élément fondamental. Et n’acceptons pas les annulations de spectacles très anticipées et abusives qui n’ont pas encore de fondements avérés.

 

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Par Damien Dutilleul

Lessay. Festival des Heures musicales : et si l’événement était maintenu ?

Festival des Heures musicales : et si l'événement était maintenu ?

Neuf concerts sont programmés du 17 juillet au 14 août pour la 27e édition des Heures Musicales de l’abbaye. L’équipe organisatrice annoncera prochainement l’ouverture ou non de l’évènement. – Jacques Dudouit

En fonction de l’évolution du coronavirus, les membres de l’association organisatrice du festival des Heures musicales de l’abbaye de Lessay ont choisi de reporter à “fin mai ou début juin” leur décision de l’ouverture ou non de l’événement

Le festival des Heures musicales  doit avoir lieu du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août. Les organisateurs ont annoncé le report de leur décision de maintenir ou non l’événement.

Après la réunion du bureau de l’association organisatrice du festival des Heures musicales de l’abbaye de Lessay, vendredi 1er mai, et en fonction de l’évolution du virus Covid-19, les membres ont choisi de reporter à “fin mai ou début juin” leur décision de l’ouverture ou non de l’événement.

Le premier concert était prévu le vendredi 17 juillet avec “Les Talents Lyriques” de Christophe Rousset. Huit autres temps forts sont programmés jusqu’au vendredi 14 août, parmi lesquels figurent “Les Arts florissants” dirigés par Paul Agnew avec des œuvres de Purcell, l’ensemble Poème Harmonique de Vincent Dumestre qui exécutera le célébrissime Miserere d’Antonio Allegri revisité peu après par le chœur The Sixteen.

Contact : 02 33 45 14 34, site internet www.heuresmusicalesdelessay.com/

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Lessay. Festival des Heures musicales : et si l’événement était maintenu ?

Festival des Heures musicales : et si l'événement était maintenu ?

L’édition 2020 du festival des Heures musicales de Lessay, prévue du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août, aura-t-elle lieu ? –
Par : Davy Delmotte

Le festival des Heures musicales, à Lessay, doit avoir lieu du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août. Les organisateurs ont annoncé le report de leur décision de maintenir ou non l’événement.

Après la réunion du bureau de l’association organisatrice du festival des Heures musicales de l’abbaye de Lessay, vendredi 1er mai, et en fonction de l’évolution du Covid-19, les membres ont choisi de reporter à “fin mai ou début juin” leur décision de l’ouverture ou non de l’événement. Le premier concert était prévu le vendredi 17 juillet avec “Les Talents Lyriques” de Christophe Rousset. Huit autres temps forts sont programmés jusqu’au vendredi 14 août, à l’abbatiale de Lessay.

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Lessay. Heures musicales : une décision fin mai sur un éventuel maintien

Christophe Rousset et les Talents lyriques doivent se produire dans l’abbatiale de Lessay le 17 juillet.

Christophe Rousset et Les Talens Lyriques doivent se produire dans l’abbatiale le 17 juillet. ARCHIVES

L’association des Heures musicales de Lessay rendra finalement sa décision de maintenir, ou non, son événement de musique classique estival « fin mai ou début juin ». Le premier rendez-vous est prévu pour le 17 juillet, avec Christophe Rousset et les Talents lyriques. Huit autres concerts s’échelonneront jusqu’au 14 août. Comme chaque année, tous les concerts sont prévus dans l’église abbatiale de Lessay.

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Déconfinement. Le festival les Heures musicales à Lessay dans l’incertitude

Après les annonces du Premier ministre Édouard Philippe, sur le déconfinement progressif, mardi 28 avril 2020, les organisateurs du festival de musiques classiques Les Heures musicales à Lessay doivent statuer.

Lors de la précédente édition du festival des Heures musicales de Lessay.
Lors de la précédente édition du festival des Heures musicales de Lessay | Eric LARRADIEU

Les festivals de fin d’été dans la Manche sont désormais fortement compromis, après les annonces du Premier ministre, Édouard Philippe, mardi 28 avril 2020, sur le déconfinement progressif.

Concernant le festival des Heures musicales de Lessay, les organisateurs doivent se réunir vendredi 1er mai pour décider du maintien ou non des neuf concerts prévus du 17 juillet au 14 août, dans l’église abbatiale de Lessay. Dans tous les cas, « on ne fera pas l’événement à moitié. Ce sera tout ou rien », prévient l’association.

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Heures musicales de Lessay

Heures musicales de Lessay

Heures Musicales de Lessay 2019 à l’abbatiale Sainte-Trinité de Lessay. – Jacques Dudouit

L’édition 2019 des Heures Musicales de Lessay touche à sa fin vendredi 16 août avec le grand concert des Siècles et de l’Ensemble Aedes dirigé par Mathieu Romano. Déjà présents l’an dernier, les artistes avaient rencontré un très grand succès public qui devrait se reconduire cette année. Ils vont interpréter une oeuvre de Johannes Brahms, Ein deutsches Requiem op.45. L’abbatiale Sainte-Trinité et sa sonorité unique sera une fois de plus un acteur à part entière du concert, dont il est encore possible de trouver des places.

Pratique. Rendez-vous en l’abbatiale Sainte-Trinité de Lessay à 21 h le 16 août. Tarifs : de 5 à 32 €. Renseignements et réservations sur www.heuresmusicalesdelessay.com.

Pratique. Rendez-vous en l’abbatiale Sainte-Trinité de Lessay à 21 h le 16 août. Tarifs : de 5 à 32 €. Renseignements et réservations sur www.heuresmusicalesdelessay.com.

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Lessay. Dernier concert du festival des Heures musicales

Dernier concert du festival des Heures musicales

heures musicales – Jacques Dudouit

Lessay

La série des huit concerts des Heures musicales donnés cet été s’achève le vendredi 16 août à 21 h. A l’abbaye, Mathieu Romano dirigera l’ensemble Aedes et l’orchestre Les Siècles. 63 artistes exécuteront le “Requiem allemand de Brahms” pendant 1 h 15.

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Lessay. Les dernières heures musicales

Les dernières heures musicales

Les 16 musiciens et les neuf chanteurs de l’ensemble “La chapelle rhénane” interpréteront “La passion”, selon Saint Jean de Jean-Sébastien Bach sous la direction de Benoît Haller le mardi 13 août à 21 heures précises. – Jacques Dudouit

La 26ème édition des Heures musicales touche à sa fin. Les mélomanes pourront encore savourer les trois derniers concerts qui commencent à 21 heures précises.
Vendredi 9 août, l’orchestre de chambre de Bâle, mené par le violoniste Baptiste Lopez, interprétera pendant 2h30 des œuvres de Britten, Mozart et Bartok avec 35 musiciens dont le soliste Bertrand Chamayou, seul pianiste français à avoir remporté quatre victoires de la musique !
Mardi 13 août, les 16 musiciens et les neuf chanteurs de l’ensemble “La chapelle rhénane” interpréteront “La passion” selon Saint Jean de Bach sous la direction de Benoît Haller, pendant 1 heure 50.
Vendredi 16 août, Mathieu Romano dirigera l’ensemble Aedes et l’orchestre Les Siècles. 63 artistes exécuteront le Requiem allemand de Brahms pendant 1 h 15.
La totalité des CD est disponible jusqu’à la fin du festival, le 16 août, et les artistes aiment à dédicacer leurs œuvres à l’issue de chaque concert. Des visites guidées permettent de découvrir les jardins de l’abbaye à 19 h 30, 20 h et 20 h 30 pour deux euros et un espace gourmand offre une restauration légère à partir de 19 h et pendant les entractes. Réservations : en ligne www.heuresmusicalesdelessay.com/reservations/, aux offices de tourisme de Lessay et La Haye du Puits ou bien sur place à partir de 19 h. Tarif : de 15 à 42€. Réduit : de 15 à 33€. Scolaires : 5€. Membre donnant droit à réduction: 25€. Contact : 02 33 45 14 34.

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Lessay. Les Heures musicales

Les Heures musicales

Paul Smith –

La saison 2019 du festival des Heures musicales de l’abbaye de Lessay se poursuit cette semaine. Lundi 5 août, Paul Smith, directeur artistique, donne un cours d’initiation au chant choral. Le mardi 6 août, place au groupe Voces8 Scholars and Friends, sous la direction de Paul Smith. Ce double quatuor vocal s’est imposé un peu partout depuis leur victoire au Grand Prix Vocal International d’Italie en 2005 avec le premier prix d’interprétation en jazz.

Pratique. Rendez-vous à l’abbaye de Lessay le 5 août pour l’initiation au chant choral, puis le mardi 6 août à 21 h pour Voces8 Scholars and Friends. Tarifs : de 15 à 34 euros le 6 août. Renseignements au 02 33 45 14 34.

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Mozart et Charles Quint à Lessay

Mozart et Charles Quint à LessayPour la grand-messe de Requiem de Charles Quint, le chef Simon-Pierre Bestion dispose la scène au milieu de la nef. Les 35 interprètes de l’ensemble “La Tempête” déambulent dans l’abbatiale parmi le public, ravi et tout ouï. –  Jacques Dudouit

 

Vendredi 26 juillet, le coordinateur artistique Charles Brossillon a présenté le 3e concert de la 26eédition des Heures musicales.

L’abbatiale a accueilli le violoniste David Grimal et son ensemble “Les Dissonances” pour un concert exceptionnel puisqu’il a interprété trois concertos pour violon dans la soirée.

David Grimal a mis à l’honneur un compositeur, le plus connu d’entre tous, Wolfgang Amadeus Mozart ! Le soliste français a exprimé tout son talent et sa fougue, soutenu et porté par son ensemble qui a la spécificité de jouer sans chef d’orchestre.

Ce concert a permis de s’évader dans les libertés de Mozart.

Mardi 30 juillet, quelque 400 mélomanes ont applaudi l’ensemble vocal et instrumental “La Tempête” dirigé par Simon-Pierre Bestion avec une mise en scène originale. Les 35 interprètes se sont déplacés dans l’abbatiale autour d’un podium placé au milieu de la nef. Une façon de plonger le public dans la grand-messe de Requiem pour Charles Quint. Héritier des Flandres, des Pays-Bas, de l’Autriche et de l’Espagne, le jeune empereur, venu de Bruxelles, découvre la Castille à 19 ans.

Lassé, il abdique en 1555 et se retire au monastère de Yuste où il meurt trois ans après. Simon-Pierre Bestion imagine son oraison funèbre avec les musiques de son empire étendu, tantôt posées tantôt enjouées, d’inspiration espagnole, flamande, portugaise, mozarabe, française… Un régal !

 

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Lessay. Une salle comble pour le concert des Dissonances

David Grimal et son ensemble, Les Dissonances, ont séduit le public, vendredi.

David Grimal et son ensemble, Les Dissonances, ont séduit le public, vendredi. | OUEST-FRANCE

Vendredi, l’abbatiale était comble pour accueillir le violoniste David Grimal et son ensemble Les Dissonances. Il a interprété trois concertos pour violon en choisissant de mettre à l’honneur Wolfgang Amadeus Mozart. L’assistance a été conquise et David Grimal est revenu interpréter, en solo, une œuvre de Bach.

Informations et réservations : www.heuresmusicalesdelessay.com

 

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Un orchestre sans chef d’orchestre

Un orchestre sans chef d'orchestre
Le violoniste David Grimal a fait le pari de créer un orchestre sans chef d’orchestre où chaque musicien est pleinement responsable du concert final. L’ensemble ” Les Dissonnances ” donne trois concertos de Mozart. – Jacques Dudouit

La 26e édition des Heures musicales de l’abbaye de Lessay se poursuit avec deux nouveaux concerts qui commencent à 21 h précises.

Vendredi 26 juillet : l’ensemble “Les Dissonnances” donne trois concertos de Mozart. Le violoniste David Grimal a fait le pari de créer un orchestre sans chef d’orchestre où chaque musicien est pleinement responsable du concert final.

Mardi 30 : à la tête de l’ensemble la Tempête, Simon-Pierre Bestion met en valeur la musique sacrée baroque espagnole avec la grande messe pour le requiem de Charles Quint et la Bomba Flamenca. Venu de Bruxelles, le jeune empereur découvre l’Espagne. A sa mort en 1558 à Yuste en Castille, le chef imagine son oraison funèbre avec les musiques de son temps héritées des Flandres et de la péninsule ibérique.

Cette année, la totalité des CD sera disponible jusqu’à la fin du festival le 16 août et les artistes dédicaceront leurs œuvres à l’issue de chaque concert. Par ailleurs, des visites guidées permettent de découvrir les jardins de l’abbaye à 19 h 30, 20 h et 20 h 30 (2 €) et un espace gourmand offre une restauration légère à partir de 19 h et pendant les entractes.

Réservations : en ligne www.heuresmusicalesdelessay.com/reservations/, aux offices de tourisme de Lessay et La Haye-du-Puits ou bien sur place à partir de 19 h. Tarif : de 15 à 42 €. Réduit : de 15 à 33 €. Scolaires : 5 €. Membre donnant droit à réduction : 25 €. Tél. 02 33 45 14 34.

 

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Les Heures Musicales de Lessay : un programme chargé du 19 au 26 juillet

Les Heures Musicales de Lessay : un programme chargé du 19 au 26 juilletL’abbaye de Lessay (Manche) va accueillir les meilleurs musiciens baroques mondiaux pendant un peu plus d’un mois.
– Jacques DudouitPar : Baptiste Allaire

La 26e édition des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay commencent ce vendredi 19 juillet 2019, et dureront jusqu’au vendredi 16 août prochain. Petit zoom sur le programme de la première semaine de festivités.

Dans l’exceptionnelle abbatiale romane Sainte-Trinité, construite au XIe siècle, se succéderont pendant un mois de nombreux concerts de musique baroque.

Les Arts Florissants

L’ensemble Les Arts Florissants fête cette année ses 40 ans. Ces chanteurs et instrumentistes amoureux de musique baroque font partie des formations les plus réputées dans le monde et ont remis au goût du jour la musique française et européenne des XVIIe et XVIIIe siècles.

Les Arts Florissants présentent chaque année une centaine de concerts et de représentations d’opéras en France, dans des lieux prestigieux comme la Philharmonie de Paris, mais aussi à l’étranger, dans les plus grandes villes du monde.

A Lessay, les 16 chanteurs et 16 musiciens du groupe dirigé par l’artiste écossais Paul Agnew, reconnu dans le monde entier, interpréteront le Kyrie RV.587 et Credo RV 591 du célèbre Antonio Vivaldi, puis le Dixit Dominus de Baldassare Galuppi et le Dixit Dominus HWV 232 de Georg Friedrich Haendel. Il s’agit de l’unique prestation du groupe en Normandie en 2019.

Informations pratiques : vendredi 19 juillet 2019, à 21h dans l’abbatiale de Lessay. Réservations sur le site de l’abbaye, de 14 à 32 euros pour les places encore disponibles, 5 euros pour les scolaires.

Les éléments

Crée en 1997 par Joël Suhubiette, Les éléments explorent tous les styles musicaux, du répertoire ancien à la création contemporaine. Nommé ensemble de l’année aux Victoires de la Musique classiques en 2006, le chœur de chambre est apprécié par la critique et les chefs d’orchestre qui travaillent avec lui, qui lui reconnaissent une “beauté de son, pureté et transparence“.

L’Opéra Comique et le Théâtre des Champs-Élysées sollicitent fréquemment Les éléments pour les avoir sur leurs scènes. Mais l’ensemble va aussi en province et dans les festivals de musique baroque.

A Lessay, Les éléments interpréteront plusieurs œuvres des artistes italiens Antonio Vivaldi et Antonio Caldara.

Informations pratiques : mardi 23 Juillet 2019, à 21h dans l’abbatiale de Lessay. Réservations sur le site de l’abbaye, de 15 à 24 euros pour les places encore disponibles, 5 euros pour les scolaires.

Les Dissonances

Les Dissonances ne sont pas un groupe comme les autres. Ici, pas de coups de baguette du chef d’orchestre. Le violoniste David Grimal s’occupe pourtant d’un groupe de 80 musiciens, qui travaillent tous en harmonie.

Depuis 15 ans, les Dissonances réunissent des solistes de renommée internationale et des jeunes talents en début de carrière. Le collectif revisite le répertoire symphonique dans toute l’Europe, et se produira pour la première fois en Asie, en novembre 2019.

A Lessay, les 22 musiciens présents des Dissonances interpréteront trois concertos pour violons de Wolfgang Amadeus Mozart.

Informations pratiques : vendredi 26 Juillet 2019, à 21h dans l’abbatiale de Lessay. Réservations sur le site de l’abbaye, de 15 à 30 euros pour les places encore disponibles, 5 euros pour les scolaires.

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Lessay. Coup d’envoi des Heures musicales !

Coup d'envoi des Heures musicales !

Pendant l’entracte, le long du fleuve côtier l’Ay, les festivaliers peuvent déambuler aux abords du vivier des moines dans les jardins privés, habituellement fermés au public, et  se restaurer à l’espace gourmand. – Jacques Dudouit

En ces belles soirées d’été du Cotentin, les mélomanes pourront profiter de la 26e édition des Heures musicales de l’abbaye de Lessay du vendredi 19 juillet au vendredi 16 août. Huit concerts seront donnés à 21 h précises dans le cadre exceptionnel de l’abbatiale romane édifiée au 11e siècle.
Dirigé par Paul Agnew, l’ensemble Les Arts Florissants, plébiscité par le public, ouvrira la saison. Lors de son quarantième anniversaire et de son unique prestation en Normandie en 2019, il jouera du Vivaldi, du Galuppi et du Haendel. Mardi 23, le chœur les Éléments et le Concerto Soave menés par Joël Suhubiette interpréteront des œuvres de Caldara et de Vivaldi. Vendredi 26, l’orchestre symphonique les Dissonnances donnera trois concertos de Mozart, sous la direction du violoniste David Grimal.
Heureuse initiative, la totalité des CD sera disponible cette année pendant la durée du festival et les artistes dédicaceront leurs œuvres après les concerts. De surcroît, les visites guidées (2€) permettent de découvrir les jardins de l’abbaye à 19 h 30, 20 h et 20 h 30. Ouvert dans la cour à partir de 19 h et pendant les entractes, l’espace gourmand offre une restauration légère sur place et permet aux spectateurs de profiter des lieux autour d’un moment de convivialité. A la fin des concerts, le festival invite les mélomanes et les artistes à échanger autour d’un verre de cidre normand !
Plein tarif : de 15 à 42 € ; réduit : de 5 à 33 €. Scolaires : 5 €.

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