Heures Musicales de l'Abbaye de Lessay

On parle de nous

Faire fleurir les arts avec William Christie et Paul Agnew

Après Nantes, Le Mag de l’été descend dans le village de Thiré, en Vendée. C’est là que se trouve la demeure du chef d’orchestre franco-américain William Christie, et où l’ensemble de musique baroque Les Arts Florissants qu’il co-dirige avec Paul Agnew se produit chaque année au mois d’août au milieu de ses jardins.

William Christie William Christie © Getty

Les invités : William Christie et Paul Agnew, à la tête de l’ensemble de musique baroque Les Arts Florissants

Fondés en 1979, Les Arts Florissants sont dirigés par le claveciniste et chef d’orchestre franco-américain William Christie. Ensemble de chanteurs et d’instrumentistes voués à la musique baroque et fidèles à l’interprétation sur instruments anciens, il impose dans le paysage musical français un répertoire jusqu’alors méconnu, notamment le Grand Siècle français, et plus généralement la musique européenne des XVIIème et XVIIIème siècles.

Ténor au sein de l’ensemble depuis 1992, Paul Agnew commence à assurer la direction musicale de certains projets à partir de 2007. Il est nommé codirecteur de l’ensemble l’année dernière, à l’occasion des 40 ans des Arts Florissants.

Le journal de la culture du lundi 20 juillet 2020

  • Le musée des Beaux-arts de Lyon a dévoilé la semaine dernière son exposition sur la figure de la baigneuse dans l’œuvre de Pablo Picasso, à découvrir jusqu’au 3 janvier 2021.
  • Chaque été, le festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée met à l’honneur la poésie méditerranéenne contemporaine à Sète. Une cinquantaine de poètes sont attendus pour diffuser la parole poétique dans toute la ville autour de lectures, récitals, performances et ateliers d’écriture.
  • Une abbatiale romane exceptionnelle, 7 ensembles et 2 solistes de renommée mondiale : c’est le programme la 27ème édition du festival Les heures musicales de l’Abbaye de Lessay, qui a débuté vendredi et qui se tiendra jusqu’au 14 août. Les Arts Florissants prendront place dans l’église demain, dirigés par notre invité Paul Agnew.
  • Ecouter le podcast(Vers la 42′)

Lessay. Les Heures Musicales débutent le 17 juillet

Les Heures Musicales débutent le 17 juillet

Mardi 21 juillet, Paul Agnew dirigera Les Arts Florissants, l’un des ensembles les plus souvent invités lors des 27 éditions des Heures musicales de l’abbaye de Lessay. – Jacques Dudouit

En raison du coronavirus, le nombre de places est limité à 270, la moitié de la capacité de l’abbatiale romane

Sans entracte, ni vente de CD, ni espace gourmand, les neuf concerts de la 27e édition des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay se dérouleront du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août. Le coordinateur artistique, Charles Brossillon, se réjouit de “la mise en place d’un nouvel éclairage de la scène et de la qualité de la programmation avec sept ensembles, en effectif réduit, reconnus sur la scène internationale ainsi que deux solistes prestigieux.” Venez écouter des ensembles déjà passés sous la voûte sur croisées d’ogives, parmi les premières construites au monde dans un édifice roman !

Début des concerts à 21 heures précises.

Vendredi 17 juillet : Les Talens Lyriques / C. Rousset. Les 4 saisons de Vivaldi.
Mardi 21 juillet : Les Arts Florissants / P. Agnew. Œuvres de Händel. Vendredi 24 juillet : David Grimal. Violon selon Bach.
Mardi 28 juillet : Le Poème Harmonique / V. Dumestre. Monteverdi, Cavalli, Marazzoli, Allegri (Miserere).
Vendredi 31 juillet : La Tempête / S.-P. Bestion.
Mardi 4 août : Pygmalion / R. Pichon. Œuvres a capella de Gabrieli à Poulenc en passant par Bach, Mendelssohn, Brahms, Ravel, Debussy.
Vendredi 7 août : Sonia Wieder-Atherton. Violoncelle selon Bach.
Mardi 11 août : Correspondances / S. Daucé. Charpentier, Lalande…
Vendredi 14 août : Dunedin Consort / J. Butt. Les voix de la nature avec Rachel Redmond soprano. Telemann, Händel, Vivaldi, Scarlatti.

Plein tarif : de 15 à 40€ ; réduit : de 5 à 30€ ; 5€ entre 4 et 16 ans. Réservations : 02 14 15 00 19, heuresmusicalesdelessay.com/reservations/, office de tourisme ou sur place à partir de 19 h 30.

 

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Lessay. Deux concerts pour le lancement des Heures Musicales

Deux concerts pour le lancement des Heures Musicales

Christophe Rousset, claveciniste et chef d’orchestre à la tête des Talens Lyriques. – Jacques Dudouit

En ouverture de la 27è édition des Heures musicales de l’abbaye de Lessay, “Les Talens lyriques” et “Les Arts Florissants”.

En ouverture de la 27e édition des Heures Musicales, l’ensemble “Les Talens Lyriques” propose le vendredi 17 juillet à 21 h une soirée sous l’égide du concerto. “Les quatre Saisons”, chef-d’œuvre absolu de Vivaldi, en symétrie à deux concertos pour clavecin de Bach, donne à entendre tour à tour Gilone Gaubert au violon et Christophe Rousset (photo) au clavecin.

Mardi 21 juillet, Paul Agnew exécutera des œuvres de Haendel à la tête de l’ensemble Les Arts Florissants dont le nom est emprunté à un petit opéra de Marc-Antoine Charpentier. Fondé en 1979, cet ensemble fidèle à l’interprétation sur instruments anciens, est l’une des formations les plus réputées au monde.
Réservations au 02 14 15 00 19.

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Lessay. Réservez dès maintenant vos places pour les Heures Musicales de l’abbaye

Réservez dès maintenant vos places pour les Heures Musicales de l'abbaye

La 27e édition des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay se déroulera en respectant un protocole sanitaire imposé. – Jacques Dudouit

En raison du coronavirus, la jauge autorisée pour les Heures Musicales est de 270 places, soit la moitié de la capacité de l’abbatiale de Lessay.

La 27ème édition des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay programme neuf concerts du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août. Sans entracte, ni vente de CD, ni espace gourmand, elle s’accompagne d’un protocole sanitaire imposé par le gouvernement.

La jauge est réduite à 270 places afin qu’un mètre sépare chaque spectateur, les flux sont divisés, les effectifs artistiques sont en adéquation avec la superficie de la scène pour permettre une distance suffisante entre chacun et enfin gel hydroalcoolique et masques vont faire leur apparition dans l’abbatiale romane.

Liste des concerts programmés cet été.
En juillet : vendredi 17, Les Talents Lyriques ; mardi 21, Les Arts Florissants ; vendredi 24, David Grimal ; mardi 28, Le Poème Harmonique ; vendredi 31, La Tempête.

En août : mardi 4, Pygmalion ; vendredi 7, Sonia Wieder-Atherton ; mardi 11, Correspondances ; vendredi 14, Dunedin Consort.

Réservations au 02 14 15 00 19.

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Lessay. Les Heures Musicales reviennent cet été

Les Heures Musicales reviennent cet été

Christophe Rousset, claveciniste et chef d’orchestre, aux heures musicales de Lessay en 2019.Cette année, neuf concerts se tiendront du 17 juillet au 14 août.  – ©Eric Larrayadieu, 2019 – ©Eric larrayadieu, 2019
Par : Laurène TRILLARD

La 27e édition des Heures Musicales de Lessay aura lieu du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août.

La 27e édition des Heures Musicales de Lessay aura lieu du 17 juillet au 14 août. Le festival baroque proposera comme à son habitude des concerts de musique classique dans l’enceinte de l’église abbatiale. Seules 270 places seront disponibles à la vente, contre 500 normalement. Les spectateurs devront porter un masque pendant le spectacle. Ils seront placés à un mètre d’écart les uns des autres mais “la scène est suffisamment haute pour que chacun puisse voir quelque chose”, précise l’équipe organisatrice.

Le programme

17 juillet à 21 h : Les Talens Lyriques – Christophe Rousset

21 juillet à 21 h : Les Arts Florissants – Paul Agnew

24 juillet à 21 h : David Grimal

28 juillet à 21 h : Le Poème Harmonique – Vincent Dumestre

31 juillet à 21 h : La tempête – Simon-Pierre Bestion.

Pratique. Réservations en ligne sur www.heuresmusicalesdelessay.com ou à l’office de tourisme de Lessay, tél. 02 14 15 00 19 ou sur place le soir des concerts. Prix : de 15 à 40 €, 5 € pour les moins de 16 ans. Enfants de moins de 4 ans non admis.

 

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Lessay. Le programme du festival de musique est sorti

Le programme du 27e festival des Heures de l’abbaye a été dévoilé. Vendredi 17 juillet : Les Talens lyriques sous la direction de Christophe Rousset, Les Quatre saisons de Vivaldi. Mardi 21 juillet : Les Arts Florissants sous la direction de Paul Agnew, Haendel’s Tenors. Vendredi 24 juillet : Récital autour de Bach par David Grimal, violoniste. Mardi 28 juillet : Le Poème Harmonique sous la direction de Vincent Dumestre, Anamorfosi. Vendredi 31 juillet : La tempête dirigée par Simon-Pierre Bestion, Hypnos. Mardi 4 août : Pygmalion sous la direction de Raphaël Pichon, Immersions. Vendredi 7 août : Sonia Wieder-Atherson, Violoncelle selon Bach. Mardi 11 août : Correspondances sous la direction de Sébastien Daucé, Cérémonies de voyage. Vendredi 14 août : Dunedin Consort dirigé par John Butt, Rachel Redmond, soprano, Les voix de la nature.

Festival des Heures de l’abbaye, plein tarif de 15 à 40 € ; tarifs réduits de 5 € pour les scolaires de moins de 16 ans à 30 €,

 

Lessay. Les Heures Musicales auront bien lieu

Les Heures Musicales auront bien lieu

De gauche à droite : Isabelle Jeanson, Roselyne Finel, Christophe Jeanson, membres du bureau des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay ; Charles Brossillon, coordinateur artistique. – Jacques Dudouit

Réservations dès maintenant au 02 14 15 00 19 ou sur le site www.heuresmusicalesdelessay.com/reservations/

Samedi 13 juin, Roselyne Finel, vice-présidente de l’association des Heures Musicales de l’abbaye de Lessay, confirmait que la 27e édition du festival aura lieu du vendredi 17 juillet au vendredi 14 août avec la mise en place de mesures sanitaires liées au Covid 19.  “Sans entracte, ni vente de CD, ni espace gourmand, l’édition 2020 s’accompagne d’un protocole strict imposé par le gouvernement. La jauge de l’abbatiale est réduite à 270 places afin qu’un mètre sépare chaque spectateur. Les flux sont divisés. Les effectifs artistiques sont en adéquation avec la superficie de la scène pour permettre une distance suffisante entre chacun. Enfin, gel hydroalcoolique et masques feront leur apparition dans l’abbaye romane. “

Après avoir annoncé la mise en place d’un nouvel éclairage de la scène, le coordinateur artistique, Charles Brossillon, se réjouissait de la qualité de la programmation  : “Elle compte sept ensembles reconnus sur la scène internationale et deux solistes dont la renommée n’est plus à faire. Les programmes présentés sont singuliers, car ils sont exécutés par de petits effectifs. Mais, c’est aussi l’occasion de venir écouter des ensembles déjà passés sous la voûte sur croisées d’ogives, mais dans des formations inédites pour l’abbatiale.”

Neuf concerts

Vendredi 17 juillet : Les Talens Lyriques / C. Rousset. Mardi 21 juillet : Les Arts Florissants / P. Agnew. Vendredi 24 juillet : David Grimal. Mardi 28 juillet : Le Poème Harmonique / V. Dumestre. Vendredi 31 juillet : La Tempête / S.-P. Bestion. Mardi 4 août : Pygmalion / R. Pichon. Vendredi 7 août : Sonia Wieder-Atherton. Mardi 11 août : Correspondances / S. Daucé. Vendredi 14 août : Dunedin Consort / J. Butt.

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Manche. Les Heures musicales de Lessay maintenues mais en comité restreint

Le festival des Heures musicales de Lessay a dû réduire sa jauge de spectateurs pour espérer être maintenu à ses dates initiales, en juillet et août.

Le festival des Heures Musicales de Lessay a dû réduire sa jauge de spectateurs pour espérer être maintenu à ses dates initiales, en juillet et en août. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Finalement maintenu dans l’abbatiale de Lessay du 17 juillet au 14 août, le 27e festival des Heures musicales ne pourra en revanche accueillir qu’une jauge réduite de spectateurs, en raison des restrictions sanitaires.

Les organisateurs ont détaillé dans un communiqué, vendredi 12 juin, que 270 personnes, contre 500 habituellement, seront admises dans l’abbatiale lors des neuf concerts estivaux. Christophe Rousset et les Talens lyriques seront les premiers à monter sur scène, le 17 juillet.

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Les Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay: une édition 2020/2021 dans les temps

Jauge, distanciation, orchestres réduits : comment le festival les Heures Musicales peut se tenir


Jauge, distanciation, orchestres réduits : comment le festival les Heures Musicales peut se tenir

Par Thomas Corlin | le  | Normes erp, réglementation sonore

Alors que la presque totalité des festivals musicaux de cet été ont été annulés pour raisons sanitaires, quelques rendez-vous classiques se maintiennent. C’est le cas des Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay en Normandie. Son directeur Olivier Mantei nous détaille dans quelles conditions il aura lieu.

Un concert de l'édition 2019 dans l’Abbaye de Lessay.
                                                                       Un concert de l’édition 2019 dans l’Abbaye de Lessay.

« Ça s’est surtout joué sur la volonté, de la part de l’équipe comme des musiciens », considère Olivier Mantei, qui dirige à titre bénévole les Heures Musicales de l’Abbaye de Lessay dans la Manche, en marge de ses activités à la tête de l’Opéra Comique ou en co-gestion des Bouffes du Nord à Paris. « Nous n’avons d’ailleurs jamais annulé, même si on savait que c’était une menace ». Tandis que les festivals d’été, théâtre comme musique, ont massivement été déprogrammés pour cause de crise sanitaire, cette manifestation de musique classique qui s’étale du 17 juillet au 14 août se déroulera finalement dans sa totalité, au prix de quelques ajustements.

C’est d’abord bien sûr la jauge qui a été adaptée. Celle-ci sera réduite de moitié, et seuls 270 tickets ont donc été mis en vente pour chaque soirée – un manque à gagner sur les recettes que le festival peut assumer selon Olivier Mantei. « Les Heures Musicales reposent certes beaucoup sur leur billetterie, mais elles n’ont pas beaucoup de frais de fonctionnement – seules deux personnes sont salariées. Et nous comptons par ailleurs sur des aides de la Région, qui n’ont pas encore été actées, mais nous sommes confiants. » Les soirées conservent par ailleurs le même tarif que lors des éditions précédentes.

Ce sont ensuite les formations qui seront réduites dans certains cas, pour s’en tenir à un effectif de 30 musiciens au maximum. « Cela représente d’ailleurs des frais en moins, ce qui compense partiellement le manque de recettes de quelques concerts ». Le programme des ensembles qui ont dû être tronqués de plusieurs musiciens a ainsi été modifié.

L’Abbaye de Lessay
                                                                                            L’Abbaye de Lessay – © DR

Côté logistique, la dispersion du public imposée par les restrictions sanitaires a été facilitée par la disposition de l’Abbaye. « Sans ça, nous n’aurions peut-être pas pu maintenir l’événement. Dans le cas du classique et d’un tel lieu, la distanciation sociale peut même représenter une aubaine et optimiser les conditions d’écoute et le confort de chacun. »

Si les Heures Musicales font partie, en quelque sorte, des rescapés de la crise sanitaire, et qu’elles ont bénéficié des facilités administratives de collectivités locales très favorables au maintien de l’événement, Olivier Mantei sait bien que ce n’est pas la règle. « Il aurait été hors de question de maintenir le festival au détriment de la proposition artistique et de conditions acceptables. Un festival comme celui-ci peut se dérouler décemment malgré la situation, mais ce n’est pas le cas de bien d’autres. Je comprends très bien que tant d’autres aient annulé, cela doit se juger au cas par cas. »

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Les festivals ? Quel festival !

L’été 2020 se déroulera sans le bouillonnement d’Avignon, d’Aix-en-Provence, d’Orange ou de La Chaise-Dieu, mais de nombreux directeurs relancent leurs manifestations. Jauges et nombre de concerts réduits, déploiement en plein air, les idées ne manquent pas.

Balade musicale, l’été dernier, au festival de Chaillol, dans les Hautes-Alpes. Cette année, il est redéployé sous la forme de résidences, de juin à décembre.
Balade musicale, l’été dernier, au festival de Chaillol, dans les Hautes-Alpes. Cette année, il est redéployé sous la forme de résidences, de juin à décembre. Alexandre Chevillard

Un nouveau festival dans les jardins de la villa Borghèse, organisé par l’Opéra de Rome. Des concerts «all stars» proposés par le Teatro San Carlo, sur la place du Plébiscite, à Naples. La tenue des festivals Rossini de Pesaro et de celui de Ravenna avec des vedettes comme Muti ou Gergiev. En Italie, le reflux du Covid-19 a fini par sourire aux organisateurs. Et en France? Alors qu’en Autriche, Salzbourg a maintenu son édition du centenaire dans une version allégée, notre pays a dû renoncer à la plupart de ses grandes manifestations: Aix-en-Provence, Avignon, Orange, Berlioz, La Chaise-Dieu… Pour eux, la relance n’est plus à l’ordre du jour. Aix prévoit bien une semaine de festival numérique sur Arte, avec captation de concerts d’artistes initialement programmés (même choix pour les Rencontres musicales d’Évian et le Festival baroque de Saint-Michel en Thiérache). Orange verra ses productions anciennes reprises sur France Télévisions en juillet et aura sa nuit piano-chant le 1er août, avec Tézier, Deshayes, Kaufmann, Alagna et Bryn Terfel. Mais sans public. Côté théâtre, seuls le Festival Nava, à Limoux, et celui de Ramatuelle auront lieu.

A-t-on annulé trop tôt les festivals, sabordant l’été par excès de précaution sous la pression des tutelles et des médias? C’est ce que pense le flûtiste Philippe Bernold, directeur de Saoû chante Mozart. La manifestation fait partie des résistants, qui s’étaient refusés à tirer un trait sur 2020 et dont les annonces de maintien nous remontent comme une pêche miraculeuse depuis la phase 2 du déconfinement. La Roque d’Anthéron fut parmi les premiers grands à dégainer, annonçant un programme flamboyant pour des jauges de 600 personnes en plein air. Depuis, la liste s’allonge: Lessay, Figeac, Saint-Céré, Menton, Flâneries de Reims, Solistes à Bagatelle, Noirlac, Rocamadour, Salon-de-Provence, Labeaume, Image sonore, Pablo Casals à Prades, les Jeunes Talents européens à Paris, Cordes en ballade, Festival des forêts, Valloire baroque, Saintes, Sisteron, 1001 notes, Debussy, Le Périgord noir… Très très loin de l’été blanc promis par les Cassandre, des dizaines d’événements, sûrement plus, témoigneront de la vitalité des festivals sur nos territoires.

Il a fallu se réinventer

Aucun triomphalisme, toutefois, chez les organisateurs. Tous en conviennent: pour exister, il leur a fallu se réinventer. «Pour tous ceux qui n’ont pas annulé, la situation est tout aussi abrupte», confirme Alexandra Bobes, directrice de France Festivals, qui tient quotidiennement à jour la liste des maintiens et des relances. «Un enfer», concède Philippe Bernold, qui a dû revoir trois fois sa copie depuis mars. Il accueillera la crème de la musique de chambre française (Adrien La Marca, Jérôme Pernoo, Thomas Enhco entre autres) pour des concerts extérieurs devant 150 à 300 personnes. À Sisteron, Édith Robert attend la validation du préfet. «Je le harcèle, mais l’absence de consigne gouvernementale pour les théâtres de plein air est infernale. Quant à la cellule d’accompagnement des festivals, elle n’a jamais répondu», enrage-t-elle. Elle s’efforcera de maintenir dans la Citadelle, pour 500 personnes par soir au lieu de 1500, sa trilogie musique, théâtre et danse. Mais la danse, à cause de la distanciation des artistes, devra se contenter d’une projection. Quant au théâtre, elle a opté pour un seul-en-scène (Bronx avec Francis Huster), mais «chaque jour d’incertitude nous met en péril car à cause des tournages les acteurs ont un planning très serré et n’aiment pas attendre».

Il y aura 270 places par concert, avec plusieurs flux d’entrée et de sortie, distribution de gel hydroalcoolique et port du masque

Olivier Mantéi, directeur des Heures musicales de Lessay

Pour faire vivre ces manifestations en dépit des contraintes sanitaires et du flou artistique entretenu par le ministère, les directeurs ont donc dû rivaliser d’imagination. Jauges réduites de moitié ou plus à Lessay ou Valloire. Déploiement en plein air et concerts doublés à Saoû. Actions culturelles en Ehpad ou «brigades musicales» dans les rues à Cordes en ballade. Retransmissions sur écran géant dans les jardins de l’abbaye à Saintes. Concerts en pleine nature au Festival des forêts… Les idées ne manquent pas. «Et les artistes, qui ont un vrai besoin de s’exprimer, suivent», poursuit Bernold. «Il faut louer leur souplesse», renchérit Olivier Mantéi, directeur des Heures musicales de Lessay.

Ces dernières accueilleront comme chaque année le meilleur du baroque français, des Arts florissants à Pygmalion, pour neuf concerts dans l’abbaye. «Il y aura 270 places par concert, avec plusieurs flux d’entrée et de sortie, distribution de gel hydroalcoolique et port du masque, détaille-t-il. Cette réduction de jauge permettra de spatialiser les musiciens et d’accueillir jusqu’à 30 instrumentistes et 28 choristes. Et avec moins de spectateurs, l’acoustique n’en sera que meilleure!» Quid de la faisabilité économique? «En réduisant la voilure des concerts, nous avons réduit les charges. Nous devrions arriver à l’équilibre. Surtout si le public répond.» Une incertitude que les premiers échos de billetterie commencent à lever. «En 24 heures, nous avions vendu 500 billets, ce qui proportionnellement à la jauge est similaire aux autres années», se réjouit-il.

Pour d’autres, les perspectives économiques restent floues. «Nous ne savons pas si nous récupérerons les frais engagés. Certains mécènes sont tentés de réduire leur aide en voyant que la voilure du festival a baissé», explique Bernold, tout en saluant la solidarité des artistes qui ont accepté de doubler leurs concerts pour un cachet. À La Roque d’Anthéron, René Martin concède un risque financier mais «nous nous devions de permettre la rencontre des artistes et du public», estime-t-il. Rencontre à laquelle Jean-Pierre Rousseau, directeur du festival Radio France Montpellier-Occitanie, n’a pas voulu renoncer non plus. Après avoir annulé à regret, il devrait officialiser sa relance symbolique sous la forme de dix concerts en plein air les 18 et 19 juillet avec les artistes programmés initialement.

Même chose pour Saint-Denis qui a reporté à l’automne «mais proposera un concert pour la Fête de la musique, explique Alexandra Bobes. Et Latitudes contemporaines à Lille, qui avait annulé, va relancer deux temps forts très importants de quinze jours en juillet et août!» Relance aussi sous d’autres formes à Châteauvallon ou Belle-Île-en-Mer. À Chaillol, enfin, dans les Hautes-Alpes, Michaël Dian a annulé dès mars son festival d’été pour mieux le redéployer sous la forme de résidences de juin à décembre. «Étant une scène conventionnée, nous avions décidé de payer les artistes malgré l’annulation. Très touchés, ils nous ont demandé s’ils pouvaient faire quelque chose sur le territoire.»

Ou comment le Covid-19 aura transformé un simple festival en sept mois de créations et de rencontres artistiques, sur l’un des territoires les plus isolés de France!

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Plusieurs festivals annoncent leur édition pour cet été

Classique Info par Sofia Anastasio

Plusieurs festivals annoncent leur édition pour cet été

Plusieurs festivals ont annoncé leur décision de maintenir leur édition estivale. Le festival des Heures musicales de l’Abbaye de Lessay aura bien lieu, du 17 juillet au 14 août avec 9 concerts programmés par Olivier Mantei. Du 1er au 8 août, le festival 1001 notes proposera une édition spéciale « déconfinée » avec deux scènes installées au Parc du Mazeau à Saint Priest Taurion. Le festival Pablo Casals vous donne rendez-vous du 9 au 13 aout à Prades. La Clé des Portes, qui se présente comme le plus grand des petits festivals de musique classique du Loir-et-Cher, aura lieu du 25 au 29 juillet. Du 28 juin au 23 aout, le Bel été des Douves, au pays des châteaux de la Loir mettra en avant de jeunes interprètes et formations. Le Verbier Festival présente le Virtual Verbier Festival du 16 juillet au 12 aout, avec une sélection de concerts, interview et contenus inédites disponible gratuitement sur Medici tv.

 

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Charles Brossillon, coordinateur artistique, interviewé par Radio Sud-Manche

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Festivals : ceux qui sont maintenus

 

Malgré la crise sanitaire, plusieurs festivals font de la résistance. Diapason présente sa sélection des événements estivaux qui ont annoncé leur maintien.

Festival européen jeunes talents. Du 5 au 25 juillet, Paris, Archives nationales et cathédrale Sainte-Croix-des-Arméniens. Une vingtième édition en vingt concerts, et toujours des programmes originaux pour promouvoir les jeunes talents de la scène musicale. « En compagnie de Marc Mauillon » voit le baryton amoureux du verbe parrainer des cadets (Marianne Croux, Victoire Bunel, Jean-Christophe Lanièce) sur le chemin de la chanson, de la mélodie et du madrigal français, de Sermisy à Reynaldo Hahn et Georges Aperghis. Le Consort de Julien Taylor convoque « un duel à Venise », tandis que Gabrielle Rubrio passe du traverso à la guitare baroque, Pierre Descamps est au violoncelle et Emmanuel Arakélian au clavecin pour accompagner la soprano Marie Perbost dans son « Inspiration napolitaine ». Quant aux frères Pierre (violon) et Théo (piano) Fouchenneret, ils tissent en sonates des correspondances entre Schumann, Fauré et Denisov. Une pluie estivale de beautés et d’artistes à suivre.

Les Heures musicales de l’abbaye de Lessay. Du 17 juillet au 14 août, Lessay (Manche), abbatiale. Heureux Olivier Mantei ! Le président du festival de Lessay, dans La Manche, a pu maintenir une édition 2020 riche de neuf concerts. La formule a été adaptée aux contraintes sanitaires : pas d’entracte, pas plus de trente chanteurs ou musiciens spatialisés, et 270 dix spectateurs maximum sous les croisées d’ogives. Ce sera l’occasion d’entendre Paul Agnew chantant un programme de ténors handéliens avec Les Arts FlorissantsDavid Grimal avec son seul violon chez Bach,Le Poème harmonique dans l’Italie du Seicento, le chœur Pygmalion de Raphaël Pichon a cappella de Gabrieli à Poulenc, l’ensemble Correspondances de Sébastien Daucé en son Grand Siècle français avec trois chanteurs, quatuor à cordes, théorbe, orgue et clavecin… Une invitation au recueillement bien accordée aux lieux.

Festival la Grange aux pianos. Du 17 juillet au 13 septembre, Chassignolles (Indre). Petit village dont le nom exhale les effluves d’un terroir authentique, Chassignolles est aussi le lieu d’un festival pas comme les autres. Les concerts s’y déroulent dans la maison d’artiste du pianiste Cyril Huvé. D’une simple grange, il a fait une salle de concert qui attire des musiciens reconnus, comme Philippe Cassard, David Grimal et Anne Gastinel (qui joueront les trios de Beethoven), Jean-Philippe Collard (Chopin, Fauré et Granados), Karine Deshayes, le Trio Métral… Intime par définition, la Grange aux pianos trouve naturellement sa place dans les terres romantiques du Berry, celles de George Sand et Frédéric Chopin.

Festival de Saintes. Du 18 au 25 juillet (Charente maritime). Le Festival de Saintes innove avec Labo 2020, un festival en réalité augmentée. Chaque soir, au fond de transats disposés dans les jardins, les plus fidèles spectateurs retrouveront sur grand écran l’un des concerts enregistrés quelques heures auparavant dans l’abbatiale. Couperin (Leçons de ténèbres) par le Caravansérail, Haydn (Sept dernières paroles du Christ) par Hervé Niquet, Beethoven (Symphonies nos 2 et 5) par l’Orchestre des Champs-Elysées, des mélodies françaises pour le sombre mezzo de Lucile Richardot, le clavecin de Jean Rondeau en dialogue avec le théorbe de Thomas Dunford, Bach par Vox Luminis (Passion selon Saint-Jean), par le Banquet céleste (Cantates BWW 47, 60 et 78) et par Les Talens lyriques (Concerto BWW 1055 couplé aux Quatre saisons de Vivaldi) : l’affiche est belle malgré la crise !

 

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Pour Olivier Mantei : “Je pense qu’il faut agir mais ne rien faire au rabais.”

Imagine la culture demain |Arnaud Laporte, producteur de La Dispute et des Masterclasses, s’entretient aujourd’hui avec Olivier Mantei, directeur de l’Opéra-Comique.

Olivier Mantei
Olivier Mantei Crédits : Bertrand Guay – AFP

Après un doctorat en musicologie à l’EHESS, Olivier Mantei devient administrateur du chœur de chambre Accentus que Laurence Equilbey vient alors de créer. Il fonde ensuite et préside la FEVIS (Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés), et devient producteur de spectacles et agents d’artistes. En 2000, il devient administrateur des Bouffes du Nord et de la compagnie de Peter Brook. En 2007, il devient directeur-adjoint, auprès de Jérôme Deschamps, de l’Opéra-Comique, dont il deviendra directeur en 2015. Entretemps, il est devenu copropriétaire des Bouffes du Nord, avec Olivier Poubelle.

A quoi pensez-vous ?

Olivier Mantei Je pense à la dernière création d’opéra que nous avons produite avant la fermeture des théâtres. Cette production s’est déroulée sur la scène d’un parking, je ne sais pas si vous vous en souvenez. C’était celui du Centre Pompidou, et il s’agissait de Fosse, de Franck Krawczyk, Christian Boltanski, Jean Kalman. C’était avant la pandémie – il n’en était pas encore question -, mais je me dis que cet événement aurait pu parfaitement trouver sa place pendant la pandémie. Des musiciens isolés les uns des autres, spatialisés, un public masqué, clairsemé, entrant un à un, et faisant le spectacle lui aussi. Toutes les mesures barrières de distanciation physique y auraient trouvé un sens, une beauté, même. Alors, on demande aux artistes aujourd’hui, dans le contexte de crise que nous traversons, de se réinventer, mais je pense que les artistes se réinventent toujours, et ce, depuis longtemps et d’une belle manière. Et ils n’attendent pas d’y être contraints.

Est ce qu’il y a des choses que vous avez décidé de ne plus faire ?

J’aimerais ne plus subir, ne plus attendre. Il faut dire que l’évolution favorable de la situation sanitaire m’y aide. Je peux rouvrir les lieux de spectacle dont je m’occupe, renouer un contact physique entre le public et les artistes, leur rappeler aussi que le monde virtuel, le monde numérique, peuvent créer d’autres barrières et d’autres distanciations que celles qui s’imposent à nous aujourd’hui. Je ressens un besoin d’actions, quelles que soient les contraintes, je pense que nous avons toujours quelque chose à faire, que ce soit à l’Opéra-Comique, aux Bouffes du Nord ou au Festival de l’Abbaye de Lessay que je lance le 17 juillet. Nous allons accueillir du public ces prochaines semaines sans compromettre, et ça c’est très important, l’intégrité des spectacles que nous présentons, c’est-à-dire ne rien perdre du sens, de la cohérence entre un espace, une acoustique, une proposition artistique et un public. Je pense qu’il faut réagir, mais ne rien faire au rabais.

Qu’est-ce que vous attendez des autres ?

J’attends des autres qu’ils m’aident justement à garder ce cap, à trouver des solutions économiques, sanitaires, artistiques. Qu’ils me disent aussi ce qu’ils attendent de moi, cette situation de crise m’oblige d’une certaine manière, et je pense aux artistes, aux équipes de production. Ce n’est pas facile, beaucoup ont vu leurs projets reportés, certains sont dans des situations délicates. Il faut se projeter sans laisser personne sur place. En fait, cette période nous contraint tous à plus de solidarité, de partage et d’échange. Finalement, je n’envisage pas mon métier de producteur autrement, je ne décide de rien et ne fait rien seul, avec ou sans virus.

Mais le temps d’une maison théâtre, et encore plus le temps d’une maison d’opéra, est très particulier. Est-ce que votre propre rapport au temps a changé ?

Oui, avant je manquais de temps et je me disais qu’il fallait que ça change. Maintenant, je manque toujours de temps et je me dis que ça ne changera pas. Je me sens d’une certaine manière allégé d’un poids. Au début du confinement on pensait tous au « nouveau monde » à inventer et vers la fin du confinement, on pensait tous à celui qu’on avait perdu. Mais d’une manière générale, je m’intéresse plus au temps qu’il me reste qu’à celui que nous avons perdu, et je pense qu’il va falloir être très rapide pour relever les défis environnementaux et sociétaux qui nous attendent.

Mais comment l’art et la culture peuvent s’inscrire dans ce temps qui est quand même nouveau ?

Je pense que si nous voulons que l’art et la culture apportent quelque chose au monde, quel qu’il soit, il faut que la création contemporaine retrouve sa place en musique, particulièrement, et à l’opéra surtout. Ce sont les œuvres d’aujourd’hui qui interrogent le mieux le monde d’aujourd’hui et celui de demain a fortiori. Mais on sent bien qu’il y a une rupture entre les compositeurs, le public et les commanditaires, enfin tous les intercesseurs, les organisateurs. Il n’y a pas de coupable, mais je pense qu’on est tous responsables. La paresse des uns, la frilosité des autres, la complexité des langages, l’isolement esthétique des compositeurs eux-mêmes, qui ont plus souvent écrit pour la postérité que pour leurs auditeurs. Les injonctions contradictoires de l’Etat, du ministère de la Culture, qui hésitent toujours entre démocratisation et culture élitiste. Ça fait 60 ans que ça dure, mais je pense que la création contemporaine est déjà vieille de plusieurs siècles et qu’il ne faut plus la craindre.

De quoi avez-vous peur ?

De la peur elle-même. Je redoute que nous soyons en ce moment comme une huître qui s’ouvre lentement, progressivement à la vie, à l’air, aux mouvements de moins en moins distanciés et qui, soudainement, brutalement, se referme à la première peur. Il suffit d’une alerte pour que nous nous confinions de nouveau, par peur.

Qu’est-ce que vous avez envie de partager aujourd’hui ?

J’ai pensé à un mot, celui que Peter Brook nous souffle à l’oreille depuis plusieurs mois maintenant, c’est le mot « résonance ». Je pense qu’on a tous besoin de vibration.

Quels sont vos projets à court terme ?

Ouvrir le festival de Lessay dans une belle abbaye, avec neuf concerts, des choeurs spatialisés, une jauge réduite, mais une jauge dans une abbaye, finalement, quand elle est réduite, on se sent mieux. On rêverait même d’être seul dans une abbaye avec les musiciens. Donc, ce qui fonctionne là ne fonctionne pas forcément dans une salle d’opéra où deux cents personnes dans une salle de 1200, c’est déprimant. Ce qu’on va faire aussi au mois de juin à l’Opéra-Comique, c’est qu’on va inverser la scène et la salle : on va installer la maîtrise populaire dans la salle, donc très spécialisée, très ouverte, très distanciée, et mettre un public plus restreint sur le plateau. Car 70 personnes sur un plateau, c’est magique, quand 200 personnes dans une salle de 1200, ça ne marche pas.

Olivier Mantei, le mardi 9 juin 2020

 

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Culture. Heures musicales de Lessay : le festival maintenu

Heures musicales de Lessay : le festival maintenu 

La 27e édition des Heures de Lessay se tiendra du vendredi 17 juillet au mardi 14 août. Les spectateurs devront porter un masque. – ©Eric Larrayadieu, 2019 – ©Eric larrayadieu, 2019
Par : Laurène TRILLARD

Les Heures Musicales de Lessay se tiendront du 17 juillet au 14 août, dans le plus grand respect des consignes sanitaires.

 La 27e édition des Heures Musicales de Lessay aura bien lieu. “Il faut que la culture revienne, que les gens viennent écouter les concerts et (re)découvrir ce lieu extraordinaire”, explique Christophe Jeanson, vice-président de l’événement. Le festival baroque, créé en 1993 à l’initiative des propriétaires privés de l’abbaye et des institutions régionales de Basse-Normandie, proposera comme à son habitude des concerts de musique classique dans l’enceinte de l’église abbatiale entre le vendredi 17 juillet et le mardi 14 août.

Le programme légèrement revisité

“Maintenir le festival a été beaucoup de travail mais l’annulation n’a quasiment jamais été évoquée”,se réjouit Charles Brossillon, coordinateur artistique. “C’est une grande fierté de rouvrir. Toute l’équipe de l’association a réussi à fédérer les acteurs publics et leur faire comprendre qu’on pouvait ouvrir en respectant les consignes du gouvernement”, poursuit le vice-président Christophe Jeanson. Grâce à l’autorisation de la préfecture et au travail de toute l’équipe, la saison sera bien assurée. Sur les neuf groupes musicaux planifiés dès le mois de février, seul un ensemble anglais a fait marche arrière en raison de la crise sanitaire. Si l’affiche est moins internationale, un ensemble écossais fera le déplacement pour le concert de clôture. Les prix restent stables, oscillant entre 15 et 40 €, grâce à des aides financières de la Région Normandie et de la Manche. Seules 270 places seront disponibles à la vente, contre 500 normalement, et la vente de produits dérivés, la visite d’une partie des jardins et la restauration rapide seront bannies pour éviter les attroupements. L’entracte sera aussi supprimé.

Un protocole sanitaire respecté

Pour que l’événement se déroule dans de bonnes conditions, les spectateurs devront porter un masque pendant le spectacle. Ils seront placés dans l’abbaye à un mètre d’écart mais “la scène est suffisamment haute pour que chacun puisse voir quelque chose”, précise Charles Brossillon. Les musiciens se tiendront à distance du public et les effectifs des ensembles seront réduits pour atteindre au maximum 28 musiciens. Dans cette configuration, tous seront dispersés dans l’abbaye pour respecter la distanciation sociale. Plusieurs points d’entrées seront aménagés pour que les artistes et spectateurs ne se croisent pas. Grâce à ce process, l’équipe est confiante : le public devrait être au rendez-vous. Seul absent : les étrangers – majoritairement anglais, allemands et belges – qui représentent 5 % de l’auditoire.

La programmation :

• Les Talens Lyriques – Christophe Rousset – 17 juillet à 21 h

Christophe Rousset, chef d’orchestre au rayonnement international, s’attaquera aux 4 saisons de Vivaldi. C’est la première fois que cette œuvre sera donnée dans l’abbaye.

• Les Arts Florissants – Paul Agnew – 21 juillet à 21 h

Il s’agira de la 18e venue de l’ensemble, grand habitué du festival. Ils ne seront que neuf au lieu d’une trentaine et pour la première fois, Paul Agnew dirigera et chantera en même temps : il assurera le rôle de ténor.

• David Grimal – 24 juillet à 21 h

Pour sa deuxième prestation, le violoniste David Grimal interprétera en solo du Jean-Sébastien Bach. Il s’agit d’un des premiers récitals de l’abbaye. L’année dernière, le premier violon était accompagné d’un ensemble.

• Le Poème Harmonique – Vincent Dumestre – 28 juillet à 21 h

C’est la première fois que Vincent Dumestre vient avec son ensemble “poème harmonique”. Il était déjà monté sur scène auparavant, mais avec l’orchestre régional de Normandie. Cette année, place à un style baroque italien pour orchestre et chanteurs.

• La tempête – Simon-Pierre bestion – 31 juillet à 21 h

Cet ensemble est bien connu puisqu’il se produit pour la quatrième année consécutive. Huit choristes vogueront entre musique contemporaine et sacrée, du 15e au 20e siècle.

• Pygmalion – Raphaël Pichon – 4 août 2020 à 21 h

Pièces pour chœur a cappella. 28 chanteurs aborderont un répertoire romantique (19e et 20e siècles).

• Sonia Wieder-Atherton – 7 août 2020 à 21 h

La violoncelliste interprétera seule du Bach ou encore du Tchaïkovski.

• Correspondances – Sébastien Daucé – 11 août 2020 à 21 h

En cette année de coronavirus, l’ensemble s’inspirera des cérémonies de voyage au temps de Louis XIV. À l’époque, lorsque le roi était en déplacement, ses musiciens devaient jouer dans des conditions parfois rocambolesques liées aux aléas des déplacements. À effectif réduit, les huit musiciens et trois choristes de Correspondances sillonneront le sud de la Normandie tout au long du mois d’août, avec une soirée à Lessay le 11 août.

• Dunedin Consort –  John Butt – 14 août à 21 h

L’ensemble écossais interprétera de la musique baroque dont les œuvres font écho à la nature.

Réservations ouvertes à partir du 10 juin, en ligne sur www.heuresmusicalesdelessay.com ou à l’office de tourisme de Lessay (02 14 15 00 19) ou sur place le soir des concerts, dans la limite des places disponibles. Prix : de 15 à 40 €, 5 € pour les moins de 16 ans. Enfants de moins 4 ans non admis.

 

Voir l’article original

Maintien du festival les heures Musicales de l’Abbaye de Lessay

Charles Brossillon, en charge de la coordination artistique @Lessay2020 nous parle ce matin du maintien du festival et de la programmation sur France Bleu Cotentin, dans l’émission Côté Culture, comptez-sur nous ! 

On a hâte de vous retrouver du 17 juillet au 14 août !
www.heuresmusicalesdelessay.com
 
Pour le réécouter, c’est ici
http://rf.proxycast.org/6f65fd12-5f81-4826-9f87-24228fdd316e/21076-03.06.2020-ITEMA_22352941-0-1779455909.mp3