HAENDEL ET BACH
L’ORGUE CONCERTANT
Il existe un serti bien connu des joailliers, le serti cathédrale.
Ce concert d’orgue serait plutôt un serti abbaye, tant l’instrument fait aujourd’hui partie intégrante de l’architecture.
Et quoi de mieux que ce dialogue au plus haut sommet de l’art baroque pour en révéler tout l’éclat.
- GEORG FRIEDRICH HAENDEL (1685-1759)
- Concerto pour orgue IV op.7 :
- Adagio
- Il Trionfo del Tempo e del Desinganno
- Sonate
- Concerto pour orgue IV op.7 :
- JOHANN SEBASTIAN BACH (1685-1750)
- Cantate BWV 35 avec orgue obligé “Geist und Seele wird verwirret”
- Concerto
- Cantate BWV 35 avec orgue obligé “Geist und Seele wird verwirret”
- Sinfonia
- Sonate en trio BWV 527
- Adagio e dolce
- Cantate BWV 35 avec orgue obligé “Geist und Seele wird verwirret”
- GEORG FRIEDRICH HAENDEL (1685-1759)
- Concerto pour orgue I, op. 7
- Andante
- Andante
- Largo e piano
- Bourrée
- Concerto pour orgue I, op. 7
ENTRACTE
- JOHANN SEBASTIAN BACH (1685-1750)
- Cantate BWV 146 avec orgue obligé «Wir müssen durch viel Trübsal”
- Sinfonia
- Cantate BWV 146 avec orgue obligé «Wir müssen durch viel Trübsal”
- GEORG FRIEDRICH HAENDEL (1685-1759)
- Concerto pour orgue n°13 dit le Coucou et le Rossignol
- Larghetto
- Allegro
- Organo ad libitum
- Larghetto
- Allegro
- Concerto pour orgue IV, op. 4
- Allegro
- Andante
- Adagio
- Allegro
- Concerto pour orgue n°13 dit le Coucou et le Rossignol
Louis Creac’h, Marieke Bouche violons
Deirdre Dowling alto
Ageet Zweistra violoncelle
Christian Staude contrebasse
Emmanuel Laporte, Nathalie Petibon, Martin Roux hautbois
Julien Debordes basson
Maude Gratton direction et grand orgue
L’homme de théâtre a occulté l’organiste, de sorte qu’on oublierait presque qu’en Angleterre, Haendel fut considéré comme le plus grand organiste de son époque. Dans les années 1730, il a contribué à la naissance des premiers concertos pour orgue et orchestre de l’histoire, conçus pour le théâtre afin de servir d’entractes aux oratorios. Très prisés par le public londonien, ils étaient joués par le compositeur lui-même qui en improvisait des mouvements entiers ainsi qu’en témoigne l’indication ad libitum de certains mouvements lents. L’écriture est étourdissante de virtuosité et laisse place à une liberté fascinante. il Convito propose en miroir quelques sinfonias de Cantates écrites par Johann Sebastian à la même époque à Leipzig, utilisant également l’écriture concertante pour une partie d’orgue étincelante. Haendel comme Bach utilisent librement des arrangements de leur propre musique, adaptant l’instrumentation selon les circonstances.
Photo Leslie Rosensweig
